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Solaria

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Maitre_Soda
Architecte
Messages : 50
Date d'inscription : 12/10/2016
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MessageMaitre_Soda le Dim 11 Déc - 17:24

Un grand « Boum » vient de résonner
Des étoiles viennent d’exploser
Oh ! Grand Solaria tu es né !
Un monde vient de se former
Qui est encore inexploré
Il accueille dix nouvelles planètes
Et est submergé de comètes
Notre système planétaire
Est rempli de nombreux mystères
Le douze décembre deux mille douze
Alors qu’il était douze heures douze
Lorsque Solaria éructa !
Les dix planètes furent arrêtées
Des nouvelles espèces apparurent
Ainsi que de nouvelles contrées
Une nouvelle ère se créa
La nouvelle ère de Solaria
Oh toi ! Qui a créé Mercure
Cette planète bien obscure
Oh toi ! Qui a créé la Terre
La mère de toutes nos libertés
Toi ! Qui a créé Jupiter
Bercée par ses divinités
Oh toi ! Qui a créé Vénus
La planète aux mille praires
Toi ! Qui a créé Uranus
La planète des rêveries
Oh toi ! Qui a créé Neptune
La planète qui est malveillante
Oh toi ! Qui a créé la Lune
Celle qui, même de loin, est brillante
Tu as créé la planète Mars
Couverte de rivières d’eau
Oh toi ! Qui a créé Saturne
Entourée par ses grands anneaux
L’empereur Froz le Neptunien
Rêve de conquérir Solaria
Et imposer sa domination
A travers tous les Solariens
Mais l’empereur n’arrivera pas
A asservir toutes les nations
Sept mondes vont signer un traité
Pour vaincre l’empire Neptunien
Pour instaurer des libertés
Et un régime républicain
L’atmosphère est calme et serein. Les sept sièges flottent dans l’air. L’assemble des sept gouvernants des sept races et des sept planètes sont assis sur le trône. La salle est sombre, avec pour seule source de lumière des faisceaux qui éclairent les dirigeants. Une question cruciale règne dans la salle de l’assemblée. Faut-il ou non envahir Neptune face à la menace de Froz le Neptunien ? Le débat commence à retentir dans les bâtiments centraux de la capitale Luñienne.
- ¡Puyt fiwupt euueryis Miquypi iu iuecmos ypi fímudseua !
Nous devons attaquer Neptune et établir une république ! réclame le gouverneur Yogun
La réplique de mon père est brève :
- ¡Puyt pi quywupt muyt qisniuusi fi geosi dime ! ¡ Froz mi Miquyoip woipu fi tohpis ypi emmoepde ewid Dísìt !
Nous ne pouvons nous permettre de faire cela ! Froz le Neptunien vient de signer une alliance avec Cérès !
- ¿Fept di det, interroge le député martien, fiwupt puyt ettetopis Froz mi Miquyoip ?
Dans ce cas, devons-nous attaquer Froz le Neptunien ?
- ¡Muyt muyt fiwupt fi mi geosi !
Nous nous devons de la faire ! s’exclame le théocrate de Jupiter
Un silence s’installe dans la salle. Les sept chefs d’états se regardent dans les yeux. Des tirs les surprennent. Les sièges qui flottaient dans l’air tombent un à un. Les faisceaux de lumière s’éteignent. Les mécanismes des portes se ferment et se bloquent. Les hommes politiques s’affolent et tentent de sortir. Un bruit de canon résonne dans la salle de l’assemblée. Des créatures entrent à l’intérieur. Elles sont imposantes, ont la peau bleue et les yeux noirs. Une nageoire dorsale se pointe sur leur tête. Des ventouses visqueuses sont au bout de leurs bras en guise de doigt. L’un d’entre eux porte une couronne de laurier d’or et pointe son arme vers les sept gouvernants. La créature déclare :
- ¡Hi tyot Froz mi Miquyoip, inqisiys fi Miquypi !
Je suis Froz le Neptunien, empereur de Neptune !
La vingtaine de soldats qui étaient derrière Froz s’avancent et encerclent les dirigeants. L’empereur de Neptune ordonne aux soldats de mettre en marche leurs armes. Les soldats neptuniens agitent leurs pics en or et de l’électricité sort des pointes tranchantes. L’un des soldats hurle :
- ¡Esnib !¡Wotib !¡Uosib !
Armez ! Visez ! Tirez !
Les soldats tirent sur les gouvernants. Je vois le visage de mon père, bouche ouverte, les yeux criant de douleur en me regardant. Il s’effondre par terre en crachant du sang sombre comme la nuit. Les neptuniens se retournent, me regardent et m’assaillent. J’essaie de m’enfuir dans la noirceur des couloirs. Les neptuniens me coursent. Je les fuis du plus vite possible. Les couloirs de sortie ne sont qu’à quelques mètres de moi. Je veux sortir aussi rapidement que je peux des bâtiments centraux. Je tourne vers le premier couloir qui est à ma portée. Un neptunien se dresse devant moi et tire. Je prends un arrêt soudain. Mon corps se crispe, j’ai très chaud. Je m’effondre par terre regardant dans le vide, vers la sortie, où les soldats de New Washington D.C. arrivent.
Je me réveille en sursaut. Mon cœur bat extrêmement vite. Je suis dans ma chambre, il fait presque sombre. Un filet de lumière traverse ma chambre. Mes murs gris et blancs rendent l’atmosphère paisible. La bonne odeur du pain grillé et du beurre fondu envahit la pièce. Je sors de mon lit, de mon cocon où la chaleur m’y entraine. Là où je me pose et où je me sens en liberté. Je regarde autour de moi et enfin me lève. Comme à mon habitude, je me précipite à la fenêtre de ma chambre, regarde à l’extérieur la grande ville de New Washington District Columbia, la capitale de la Terre, même si la Terre n’a pas vraiment de capitale puisque c’est une gigantesque mégapole. Les immenses grattes ciels qui sont devant ma fenêtre envahissent le paysage. Je me sens minuscule. Le ciel est bleu. Il n’y a aucun nuage dans l’air. Je sens une odeur de fleur, qui pour une fois, cache la puanteur de la matière noire. Je regarde le panneau d’affichage du Grand Building et lis la date d’aujourd’hui. Nous sommes le quatorze octobre deux mille quinze. En dessous de la date, un hologramme de mon père apparait. Cet homme, grand, sans aucune calvitie malgré son âge. On voit à travers ses yeux bleus, sa soif de pouvoir et son sang-froid. Il est le président de la Terre.
Aujourd’hui c’est la signature du Traité. Toutes les planètes de Solaria vont se réunir pour former une alliance contre l’empire Neptunien. Je suis le fils du président de la Terre, j’ai l’honneur d’assister à la signature du traité et je compte participer à ce moment inoubliable. Je pars me préparer dans la salle de bain pour la cérémonie de dix heures. Je me douche, me savonne et me rince en un éclair. J’enfile mes survêtements, ma chemise blanche, mon pantalon noir et enfin ma veste noire. Je mets quelques gouttes de parfum sur mon cou. Je prends mon nœud papillon et me place devant le miroir de la salle de bain. Je vois un garçon d’un mètre quatre-vingt, les yeux bleus, les cheveux châtains, la peau claire. J’accroche mon nœud papillon à la perfection. J’attache ma montre à mon poignet et regarde l’heure. Il est neuf heures trente et je suis déjà en retard. Je ferme la porte de la salle de bain, traverse notre magnifique appartement. Un défilé vient de commencer. J’entends la fanfare dans tout l’immeuble. Je descends du plus vite possible les escaliers. La dizaine d’étages à descendre me fatigue énormément. J’ouvre les portes de l’immeuble. J’ai un point de côté. Des pétales de fleurs tombent du ciel. La foule est heureuse et acclame les personnes qui font le défilé. Je bouscule les gens et m’avance vers les barrières pour admirer la parade du traité. J’arrive à apercevoir les dirigeants de chaque planète. Leur arrivée est grandiose. À chacun leur tour, les armées des planètes font leur défilé avec leur hymne. On raconte qu’une ancienne grande république Terrienne faisait un défilé en l’honneur de leur pays. Aujourd’hui, ce sont les autres planètes qui nous font honneur. Je reste un moment devant ce beau défilé. C’est extraordinaire, je n’avais encore jamais vu ça ! Un si grand et si beau défilé ! Les chars fleuris et lumineux embellissent la mégapole. Tout à coup, d’immenses étoiles étincelantes jaillissent du ciel. Un gigantesque feu d’artifice est organisé pour la signature du traité. C’est si beau !
Je regarde ma montre. Il est neuf heures quarante-huit. Le Traité est dans douze minutes. Il faut que je sois à l’heure sinon je vais tout rater. Je cours jusqu’au Grand Building de Washington D.C.. Il faut que je coupe à travers les rues pour arriver au bout de l’avenue. Je repasse à travers la foule et me dirige près des petits passages. Il y fait très sombre. Les déchets pourrissent par terre et les rats rongent tout ce qu’ils voient. Je prends mon courage à deux mains, une grande inspiration et avance dans ces ruelles. La puanteur est abominable, je cours le plus vite possible. Des personnes mutantes, mi- humain, mi- monstre me convoitent et essaient de m’attraper. Je saute dans les flaques d’eau croupies et bouscule des déchets en train de pourrir. Il ne me faut que quelques minutes pour traverser la ruelle.
J’arrive au pied du Grand Building. Une foule énorme s’oppresse autour de mon père. J’essaie de me faufiler à travers la foule. Les gens me bousculent. Il y a tellement de monde que je ne vois pas où je vais. J’arrive enfin à les apercevoir, à quelques dizaines de mètres de moi. Mon père entre dans un ascenseur avec les six autres dirigeants. Je pousse tout le monde pendant que les portes se ferment. Je réussis tout de même à me faufiler à travers le minuscule espace entre les portes de l’ascenseur. Mon père me regarde avec des gros yeux. L’ascenseur est très éclairé mais aussi très petit. Nous sommes tous compressés. Lui et les dirigeants parlent en Solarien entre eux. C’est la langue officielle de Solaria. Je comprends quelques mots mais il y a une chose que je sais, une odeur infernale de bouc empeste dans l’ascenseur. Je pense que c’est le satyre de Mercure.
Quelques minutes plus tard, nous arrivons en haut du Grand Building où il y a une énorme pièce avec des vitres transparentes en guise de murs. La salle est très somptueuse et lumineuse. De là-haut, j’ai l’impression d’être le maître du monde. En plein milieu de la salle, il y a un bureau en forme de demi-cercle. Sept sièges flottant dans l’air suivent ce bureau et un autre y est au centre. Mon père réclame aux dirigeants de le suivre. Il ouvre une grande baie vitrée puis s’avança vers le balcon. Toute la population le regarde à ce moment puis il s’exclame :
- Djist Tumesoipt, djist Uissoipt, eykuysf’jyo itu yp hsepf kuys quys put peuoupt. ¡Eykuyst’jyo, mit tiqu qmepiuit mit qmyt qsudjit fi Tumesie wupu t’ypos quys dunceuusi m’inqosi Piquypoip iu quys fífipfsi me mocisuí !
Chers Solariens, chers Terriens, aujourd’hui est un grand jour pour nos nations. Aujourd’hui, les sept planètes les plus proches de Solaria vont s’unir pour combattre l’Empire Neptunien et pour défendre la liberté !
Mon père a enfin fini son discours. Il s’assied sur son siège ainsi que les autres dirigeants. Un homme sort de l’ascenseur. Il est très bien habillé et paraît distingué. Il tient une très belle enveloppe fermée à la cire rouge. Il s’approche du bureau et me regarde avec une légère incompréhension. Il se demande sûrement qui suis-je et pourquoi suis-je là. L’homme pose son enveloppe sur le bureau, regarde mon père, puis l’ouvre. Il sort une énorme plaque électronique. Il y a un petit cadran en bas de la plaque. Il la passe au dirigeant de Mercure. Il écrase son index sur le cadran. Tout à coup, une voix nous informe :
- ¡Fosohiepu fi Nisdysi, fiepfi f’efgítoup ey useouí fi m’EGO, eddiquí !
Dirigeant de Mercure, demande d’adhésion au traité de l’AFI, accepté !
Tous les dirigeants des planètes se font accepter un par un grâce à leur empreinte digitale.
Il ne reste plus que le dirigeant de la planète Uranus signe pour que le traité soit enfin conclu. Le dirigeant de la planète Uranus écrase à son tour son index sur le cadran. Tout à coup, une voix nous informe :
- ¡Fosohiepu fi me qmepìui Ysepyt, fimepfi f’efgítoup ey useouí fi m’EGO… sigytí ! Eduyimminipu, ypi qesuoi fi me qmepìui Ysepyt itu uddyqíi qes mit Piquypoip. Om geyu ryi mi fosohiepu fi me qmepìui Piquypi tuotu qsítipu iu tohpi.
Dirigeant de la planète Uranus, demande d’adhésion au traité de l’AFI, refusé ! Actuellement, une partie de la planète Uranus est occupée par les Neptuniens. Il faut que le dirigeant de la planète Neptune soit présent et signe.
Mon père baisse les yeux et prend un air désespéré.
Quelques minutes plus tard, tout le monde a signé le traité. Mon père me regarde et me dit :
- ¡Wet fupd fosi eyz Uissoips ryi mi useouí e ítí tohpi !
Vas donc dire aux Terriens que le traité a été signé !
Je m’avance auprès du balcon la boule au ventre. Je m’échauffe un peu la voix et m’appuie sur la barre. Avec la plus grande politesse, je m’exclame :
- Nitfenit, Nittoiyst ;
Ewid mi fíwimuqqinipu fi m’inqosi Miquypoip iu fi te quqymeuoup, puyt dseohpupt ryi miys fosohiepu , Froz mi Piquypoip, mepdi ypi euueryi tys yni fi put qmepìuit.
Peuysimminipu, quys me tyswoi fi me fínudseuoi iu fi wuusi tídysouí, puyt puyt fiwupt fi dsíis ypi emmoepdi wotepu è fíusyosi diu inqosi.
Ip iggiu, me woi fit douuaipt fu Piquypi iu fi tit dumupoit itu yp wseo deydgines. Neot immi uínuohpi íheminipu fi me dsyeyuí fit eyuusouít Piquypoippit.
Eytto eofis è me tyswoi fi me mocisuí itu yp edui ittipuoim quys ypi hsepfi peuoup dunni me Uissi des d’itu îusi è m’íduyui fit cituopt iu fit euuipuit fi tit jecoueput iu niuusi è iys fotqutououp uuyt mit ímíniput píditteosit quys ti tipuos coip fept miys woi. Ki tyot usìt gois fi wuyt eppupdis ryi mi useouí e ítí tohpí iu ryi e hyissi dupusi m’inqosi piquypoip itu fídmesíi !
Mesdames, Messieurs;
Avec le développement de l’Empire Neptunien et de sa population, nous craignons que leur dirigeant, Froz le neptunien, lance une attaque sur une de nos planètes. Naturellement, pour la survie de la démocratie et de votre sécurité, nous nous devons de créer une alliance visant à détruire cet empire.
En effet, la vie des citoyens de Neptune et de ses colonies est un vrai cauchemar. Mais elle témoigne également de la cruauté des autorités Neptuniennes.
Aussi aider à la survie de la liberté est un acte essentiel pour une grande nation comme la Terre car c'est être à l'écoute des besoins et des attentes de ses habitants et mettre à leur disposition tous les éléments nécessaires pour se sentir bien dans leur vie. Je suis très fier de vous annoncer que le traité a été signé et que la guerre contre l’Empire neptunien est déclarée !
Tout le monde applaudit à mon discours. À ce moment, je me sens fier. Je me tourne et mon père me fait un signe de tête. Il fait une poignée de main avec tous les dirigeants de chaque planète, même celui d’Uranus sur le balcon devant les journalistes. Il est maintenant temps pour les dirigeants d’aller au banquet prévu pour le traité. Mon père s’approche de moi et me chuchote :
- Ki ui meotti wipos ewid puyt des dime ni geou qmeotos, neot pi geot eydypi opdofipdi quys pi qet syopis ne dessoìsi.
Je te laisse venir avec nous car cela me fait plaisir, mais ne fais aucune incidence pour ne pas ruiner ma carrière.
Nous descendons du building pour rejoindre le palais de la Maison-Blanche pour le banquet. Pour ne plus être compressé dans l’ascenseur et surtout pour ne pas ressentir l’abominable odeur de bouc, je demande à mon père si je peux redescendre par les escaliers. Il acquiesce et me recommande de faire attention. C’est sûrement le seul moment où je peux être seul, mais il ne faut pas que je tarde si je veux partir avec mon père et ne pas rater le festin. Je descends à toute vitesse, il me faut un temps fou pour descendre tous ces étages mais je cours le plus vite possible. J’arrive à devancer l’ascenseur. Je suis sur le palier et l’ascenseur ouvre ses portes. La foule nous prend en vidéo quatre dimensions. Des hélicoptères surveillent la foule. Devant nous, il y a huit voitures flottant dans l’air, une pour chaque dirigeant de chaque planète. Des hommes ouvrent les portes des véhicules et nous entrons dedans. Il ne nous faut que quelques minutes pour rejoindre le palais de la Maison-Blanche, seul vestige de l’ancienne ère sur la Terre. Je regarde à travers les vitres teintées la ville entière. Nous sommes suivis par des centaines de soldats et des milliers de Solariens. Les soldats de la Terre nous escortent mais il n’y a plus d’hélicoptères dans le ciel. Je me remets bien dans mon siège et j’attends jusqu’à ce que nous arrivions au palais.
Quelques minutes plus tard, la voiture flottante ralentie, puis s’arrête. L’immense palais se dresse devant nous. Le palais est à la fois immense à nos yeux mais à la fois minuscule par rapport à la ville. Les murs et les colonnades sont superbes. J’admire le somptueux jardin que j’arrive à apercevoir à travers la foule. Je regarde vers le ciel quand je vois le drapeau de la Terre, si jolie lorsque le vent l’agite. Les dirigeants et mon père se font une dernière poignée de main sous les photographes avant d’entrer dans le palais. Nous nous apprêtons à y entrer lorsque la foule hurle. Je regarde devant nous, il n’y a rien. Je regarde vers le ciel lorsqu’un énorme croiseur Solarien arrive. J’ouvre grande les yeux. Le vaisseau spatial se pose dans les jardins du palais en faisant un bruit sourd. Une vague d’air arrive vers nous après l’atterrissage du croiseur. Des portes gigantesques s’ouvrent et une rampe se déploie. La foule qui est autour se dégage, laissant un grand vide entre eux et nous. Des soldats armés descendent en cadence, ils forment deux colonnes. Les soldats sont très grands et fins. Leurs deux yeux sont noir, leur peau bleue. Ils ont quatre barbillons sur le visage. Deux plus grands et deux plus petits. Je pense alors à mon rêve, les créatures étranges qui avaient abattues mon père et les autres dirigeants. Un hymne funèbre résonne dans la ville. Un homme similaire aux autres, mais avec une couronne de laurier d’or, sort du croiseur. Mon père nous avertit en murmurant :
- ¡Uj pup qet Froz mi piquypoip !
Oh non pas Froz le neptunien !
Je regarde mon père lorsqu’il me dit de partir. J’essaie de me faufiler à travers la foule. Je la bouscule et me faufile à travers elle pour m’échapper. Il n’y a presque plus personne vers le fond et je peux partir plus vite lorsque plusieurs soldats du croiseur arrivent pour entourer la foule. Tout à coup, deux soldats Neptuniens me barrent la route. J’essaie de me faufiler entre eux deux mais ils me prennent par l’épaule. Je me débats mais ils sont trop forts pour moi. Je vois au loin mon père et Froz le neptunien en train de parler. Les autres dirigeants sont à l’écart et parlent entre eux. Les deux soldats m’emmènent auprès d’eux. Mon père me regarde. J’écoute la conversation en entendant le dirigeant neptunien contestant à mon père :
- ¡Usìt djis qsítofipu fi me Uissi ! ¡Ki wuyt dsuaeot qmyt…onqutepu ! ¡Wuyt puyt ewib fídmesí me hyissi iu wuyt ewib fíkè qisfy ! ¡Put dsuotiyst tupu qsîut iu esnít ! ¡Ki wuyt usfuppi fi deqouymis ey sotryi ryi wuusi qmepìui pi tuou ry’yp csetois !
Très cher président de la Terre ! Je vous croyais plus…imposant ! Vous nous avez déclaré la guerre et vous avez déjà perdu ! Nos croiseurs sont prêts et armés ! Je vous ordonne de capituler au risque que votre planète ne soit qu’un brasier !
Les soldats m’éloignent de mon père. Froz et lui rentrent dans le palais pour refaire le traité. Je m’assois par terre, en attendant que mon père en ressorte.
Quelques heures ont passé et les portes du palais s’ouvrent enfin. Froz fait un signe de tête à ses gardes. Ils me prennent par les bras et m’emmènent vers leur vaisseau. Je me retourne vers mon père pour le regarder. Il ne me regarde même pas. J’hurle son prénom, mais toujours rien. Je crie et je crie pour qu’il m’entende, mais personne ne me regarde. Je pleure. Je me demande ce que je vais devenir sans mon père, et surtout avec les neptuniens.
À ce moment, je ne comprends rien. Je me retourne pour voir une dernière fois mon père, mais, il n’y a personne, il ne me prête même pas attention ! Il est déjà parti. On m’embarque dans le croiseur Solarien. À ce moment, lorsque Froz passe devant moi, je lui demande:
- ¿Wuys p’ewib qet mi fsuou fi n’innipis dunni de, ryi we-u-om n’essowis ?
Vous n’avez pas le droit de m’emmener comme ça, que va-t-il m’arriver ?
- ¡Uy it nup itdmewi neopuipepu, uup qìsi è qsígísis puyt fídmesis me hyissi iu ui qisfsi qisfsi qmyuûu ryi fi deqouymis iu ui hesqfis ! ¡Cup emmib tyot-nuy neopuipepu itdmewi !
Tu es mon esclave maintenant, me répond-il, ton père à préférer nous déclarer la guerre et te perdre plutôt que de capituler et te garder! Bon allez suis-moi maintenant esclave !

© Mathéo Legal


"Architectes"

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